jeudi 7 mai 2009

Visite du parc, la suite.





À 6 h la veille, ne s'étant pas pris assez tôt pour voir les lions et les éléphants, c’est à 5 h que nous embarquons dans le tape cul de l’enfer pour retraverser le parc vers la mare Bangoutchiré, lieu réputé pour la présence de lions. Mais a 7 h 30, toujours pas de lion. Et puis il y a Azuma qui, s'imaginant nous aider peut-être, fait le tour de la mare pour être certain de bien répandre son odeur partout. Je vous avoue qu'Azuma a certains comportements, comment dire, plutôt discutables! Je ne suis pas chasseur, mais je sais du moins que notre odeur n’est pas nécessairement la préférée des animaux sauvages.




Bref, nous reprenons la route vers le point triple ou nous traverserons la rivière pour faire un petit tour du coté du Burkina Faso. C’est à ce moment que la tension commence à monter avec notre guide Azuma. Le but étant de voir des éléphants et des lions, nous lui rappelons qu'il est impossible de suivre un itinéraire fixe. Et quand nous lui posons des questions, il croit que nous doutons de ses connaissances et ça le frustre. Non mais, c'est facile à comprendre; nous voulons tout simplement maximiser nos chances d'en voir le plus possible.



Nous croisons une piste ou une pancarte indique une mare et un point d’observation, mais Augustin continue son chemin. C'est à ce moment que Jacques et moi levons le ton et le chauffeur s’arrête. On demande à Azuma ce qui se trouve par là. Il nous répond qu’il y a une mare, nous lui demandons alors, pourquoi on ne va pas voir? Il répond que ce n’est tout simplement pas le plan. À ce point je me fâche et lui dis que nous n’avions rien spécifié, que nous avons amplement le temps et que nous irons dans tous les petit recoins possibles s'il le faut, on veut voir ces satanés éléphants et lions! Et puis, il n’y a que 1.2 km pour se rendre, ça n’est quand même pas la fin du monde!



Mais qu'y avait-il au juste qui n'allait pas? C'est en réfléchissant bien que nous en sommes venus à la conclusion qu’Azuma voulait probablement "se rendre à la bière" le plus rapidement possible et que c'était pour ça que tous nos petits changements de plan l’irritaient de la sorte. Bien qu’il connaisse très bien la faune et la flore de sa région, ce guide devrait travailler un peu sur ses «people skills ».

Nous arrivons tout de même au point d'eau qui était, soit dit en passant magnifique avec ces centaines d'oiseaux migrateurs d’une superbe beauté! Mais toujours pas de...et de.... Que voulez-vous? On est pas dûs. Et on retourne au camp des chutes de Koudou pour le lunch. Encore une fois, nous mangeons très bien et avons même droit à la petite visite surprise d’un troupeau de biches et d'une vingtaine de babouins se pointent le bout du nez pour venir s'abrever à la rivière. Quel spectacle! C’est donc, bien rassasiés que nous prenons la piste vers Kandi pour le périple final de notre voyage. La route est en très mauvais état et à plusieurs reprises nous devons déplacer les arbres tombés au milieu de chemin pour pouvoir passer. Nous sommes dans une zone fréquentée par les éléphants, c’est pourquoi il y a tous ces arbres et nous voyons des traces fraiches au sol, mais rien...


Sur le chemin du retour nous croisons aussi des Peuls avec leurs troupeaux de vaches dans le territoire du parc; c’est ça le transumage. Ils venaient d'abandonner certaines de leurs vaches abattues par les gardes du parc.


Et voilà comment se termine notre visite du parc du W. On a pas vu ni éléphant ni lion, mais j'ai vécu un safari photo dans la savane africaine que je suis loin d’oublier.

Édition: Philippe Guay

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